Augustus, proba et choix dans la Rome antique

Aujourd’hui, nous passons à la loupe Augustus, un jeu édité par Hurrican . Outre un contexte historique bien sympathique puisqu’il s’agit de conquérir des provinces mondiales au temps de la Rome antique et de s’attirer les bonnes grâces de sénateurs parfois peu engageants, le jeu bénéficie de règles simples et rapidement assimilables, et d’un temps de jeu rapide. C’est une sorte de bingo, en plus stratégique bien sûr puisque le choix des cartes à remplir va s’avérer décisif. 

1 ) Les règles du jeu d’Augustus

Chaque joueur brigue le titre de Consul. Pour se faire élire, il doit s’assurer du soutien des sénateurs les plus influents et prendre le contrôle de provinces puissantes. 

Le but du jeu est donc d’obtenir un nombre de points de victoire supérieur à celui de ses adversaires en réalisant des objectifs, c’est-à-dire en posant des cartes devant soi (synonyme de conquête d’une province ou d’un sénateur). 
Pour pouvoir poser une carte, il faut placer dessus autant de légions qu’elle présente de catégories (glaive, bouclier, char, catapulte, enseigne, poignard, c’est-à-dire les forces nécessaires à la conquête). Et pour placer une légion sur une catégorie, il faut que cette catégorie soit tirée au sort par le crieur public, qui sort une fois par tour d’un sac un petit jeton la représentant. 
Lorsque une carte est pleine, c’est à dire que toutes les catégories ont été appelées et disposent d’une légion, le jour crie “Ave césar” et peut valider sa carte. 

Le jeu s’arrête dès qu’un joueur a posé 7 cartes devant lui et a donc réalisé 7 objectifs. On fait alors le décompte des points de victoire, générés par les objectifs réalisés.

2) Les compétences mises en oeuvre dans Augustus

  • Opérer des choix

En début de partie, chaque joueur doit d’abord choisir 3 cartes objectifs à réaliser parmi 6 qui lui sont proposées. Il devra ensuite choisir une nouvelle carte après chaque objectif réalisé, et ce, en prenant en compte 3 critères : 
– le choix se fait d’abord par la valeur de la carte. Certaines cartes ont une valeur de points affichée fixe : sa réalisation rapporte donc X points. D’autres ont une valeur qui varie, soit selon le nombre de cartes qu’on possède d’une même couleur en fin de partie (4 points par carte violette par exemple), soit par catégories présentes sur les cartes validées (si j’ai 5 catapultes présentes sur l’ensemble de mes objectifs réalisés, chaque catapulte me rapporte 3 points, par exemple). Enfin, certaines cartes peuvent conférer un pouvoir (davantage de légions à placer, ou soustraire des légions sur les objectifs d’un adversaire)
– le choix peut se faire aussi par la facilité à réaliser l’objectif. Certaines cartes seront faciles à compléter car les catégories présentes dessus sont plus fréquentes (type glaives et boucliers). D’autres cartes seront plus longues à compléter, mais en général elles rapporteront plus de points ou entreront dans une stratégie de combinaisons de cartes. Il faut donc trouver le juste milieu entre compléter rapidement ses objectifs et engranger un maximum de points. 
– enfin, le choix se fait aussi dans la combinaison des objectifs réalisés. Il existe en effet des primes selon qu’on a certaines combinaisons de cartes (x provinces de mêmes couleurs, ou un assortiment de toutes les couleurs et d’un sénateur, etc…) Et il n’y aura pas assez de primes pour tout le monde…

Attention, rappelons ici que le jeu s’arrête lorsqu’un joueur a réalisé 7 objectifs. Tant pis pour celui qui n’a eu le temps d’en réaliser seulement 3 dans le même temps. A contrario, on peut avoir plus de points avec seulement 5 cartes réalisées mais judicieusement choisies. Parfois, rien ne sert de courir…

  • Calculer

Plusieurs types de calculs sont mis en oeuvre dans Augustus, le décompte des points final se fait en prenant en compte tous les paramètres : les points de victoires affichées sur les cartes, les calculs à effectuer lorsque on a des combinaisons de cartes, les primes à ajouter. On jongle donc avec addition et multiplication. 

En outre, le jeu utilise également la notion de probabilité : certaines catégories sont plus fréquentes que d’autres dans le sac du crieur public. C’est un critère à prendre en compte lors du choix de la carte : si elle affiche un glaive, un bouclier et un char, j’ai une probabilité plus grande de la réaliser plus rapidement qu’une carte qui contient une dague et une enseigne, beaucoup plus rare. Sauf si j’ai de la chance… Cela peut permettre une première approche des probabilités, avec des questionnements intéressants.

  • Adapter sa stratégie

Comme souvent dans les jeux où il reste une part de hasard, il va falloir faire preuve de résilience. On fait avec les cartes présentes et disponibles affichées devant nous lors du choix de l’objectif, et avec les primes restantes. J’étais partie pour ne conquérir que des provinces oranges, mais il n’y en a plus de disponibles, ou bien la prime orange a déjà été ravie. Je vais donc devoir réorienter ma stratégie. 

 Un contexte historique engageant, des règles simples et une rapidité d’enchaînement : vous l’avez vu, la probabilité que vous trouviez du plaisir à jouer à ce jeu avec vos enfants, dès 8 ans, est proche de 100%.

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